Les stories | Une rame tombe en panne et c'est le poussage !

Les stories | Une rame tombe en panne et c'est le poussage !

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Parce que nos trams roulent presque 24h/24, des pannes peuvent survenir, malgré toutes les précautions et la maintenance préventive.

Dans ce cas, la régularité du réseau est en jeu, et tout est fait pour résoudre le problème dans les meilleurs délais. Malheureusement, certaines pannes peuvent bloquer la ligne plusieurs minutes, voire quelques heures.

Retour sur la gestion d'un incident technique...

Un conducteur constate un défaut sur sa rame...

Dès que le défaut est constaté, le conducteur contacte par radio le centre de régulation du trafic. Avec l'aval du régulateur, le conducteur effectue les procédures nécessaires pour tenter de résoudre rapidement le dysfonctionnement. La plupart du temps, le problème est résolu, sans même que les voyageurs aient constaté le problème.

Malheureusement, certains défauts persistent et nécessitent une intervention extérieure. Dans ce cas, le régulateur missionne un contôleur technique qui prend le relais sur place.

Voir l'image en grand La rame est en panne. Il faut agir vite

...le contrôleur technique intervient...

En permanence sur le réseau TAG, une équipe de contrôleurs techniques est disponible, pour porter assistance aux conducteurs des trams, mais aussi des bus.

Lorsque celui-ci ne parvient à résoudre un dysfonctionnement, c'est le contrôleur technique qui intervient. Celui-ci peut accéder à des éléments mécaniques ou électriques de la rame, non accessibles pour des questions de sécurité.

Durant son intervention, il reste en liaison avec le centre de régulation pour l'informer et permettre d'anticiper les actions à mener sur la ligne (limitation ou déviation temporaire de la circulation, actions de régulation ponctuelles...) pour isoler le tronçon impacté et limiter les perturbations sur les autres tronçons.

Si, malgré tous les efforts du contrôleur technique, le véhicule reste en panne, le contrôleur technique prend la décision de procéder à son évacuation, c'est-à-dire un poussage ou un remorquage par une autre rame.

Zoom sur l'habilitation tramway pour les conducteurs

Pendant plus de 20 jours, les conducteurs suivent une formation spécifique à la conduite du tram. Cette formation est axée principalement sur l'apprentissage des 2 types de matériels : les rames TFS (Tramway Français Standard), les plus anciennes du réseau, et les rames Citadis qui roulent sur les lignes A, B et C.

Parallèlement, ils doivent apprendre les caractéristiques et procédures à effectuer sur les différents secteurs de toutes les lignes du réseau : par exemple, assurer les actions d'aiguillage, repérer les dysfonctionnements, appliquer les vitesses autorisées pour chaque section...

En tram, contrairement à la voiture, le conducteur doit être très réactif face aux problèmes rencontrés : avec l'inertie, un petit incident sur un véhicule de 30 ou 40 m peut rapidement s'amplifier et devenir majeur. Les procédures apprises en formation doivent permettre de résoudre le problème au plus vite. 

Il s'agit également d'assurer la régularité de la ligne puisque, c'est une évidence, les trams ne peuvent pas se doubler ! 

Le saviez-vous ?

Pour accéder aux commandes d'une rame de tram, les conducteurs doivent préalablement conduire un bus pendant plusieurs années. Lorsqu'ils sont habilités à la conduite du tram, ils peuvent toutefois rester polyvalents et continuer, selon leur choix, à conduire bus ou trams. Certains de nos conducteurs sont affectés à une ligne et d'autres passent d'une ligne à l'autre en fonction des besoins. 

 

 En savoir plus sur le métier de conducteur

...la préparation au poussage ou au remorquage d'une rame...

On parle généralement de poussage car, dans la majorité des cas, c'est une rame qui va pousser la rame en panne jusqu'au dépôt ou au terminus.
Le poussage fait partie des procédures la plus complexe enseignée lors des sessions de formation aux futurs conducteurs. Dans la pratique, ils sont toujours assistés par du personnel d'encadrement.

Dans un premier temps, le conducteur procède à l'évacuation de la rame et demande à la clientèle de sortir, en s'assurant que les conditions de sécurité sont respectées. En parallèle, le centre de régulation interrompt la circulation de la ligne sur le tronçon concerné. Une autre rame se positionne pour assurer le poussage ou remorquage.

Le conducteur sort les différents agrès (barres d'attelage, cablot...) stockés dans la rame pour atteler et relier les deux trams.

 

...le convoi est prêt à partir...

Ne reste alors plus qu'à tester les différentes commandes pour que les conducteurs des 2 rames puissent communiquer pendant le déplacement du convoi. La rame en panne étant généralement devant, c'est le conducteur de celle-ci qui informe celui de la rame pousseuse qui n'a pas de visibilité.

Tout est prêt. Le convoi part et sa vitesse est limitée automatiquement à 10 km/h. Si besoin, il est escorté par la police, notamment pour faciliter le franchissement des carrefours et l'insertion dans la circulation automobile. La rame est poussée, soit jusqu'au centre de maintenance (Eybens pour la ligne A ou Gières pour les autres lignes), soit jusqu'au terminus de la ligne, en fonction de l'heure, dans l'objectif de gêner le moins possible la circulation des autres lignes de tram.


Le convoi de formation part !

Plongez au coeur d'une session de formation des futurs conducteurs tram !

Voir l'image en grand Les différents agrès nécessaires au poussage

Voir l'image en grand Le formateur explique comment bien brancher le cablot

Voir l'image en grand Les 2 rames sont attelées entre elles

Voir l'image en grand Le conducteur teste la phonie intercabine

... fin des perturbations et retour à la normale.

Une fois le convoi arrivé à destination, les lignes peuvent reprendre leur fonctionnement normal. Toutefois, des actions de régulation sont nécessaires pour recaler la circulation des trams en fonction des horaires. Une rame de réserve est mise en service sur la ligne, en remplacement de la rame en panne, qui est mise en indisponibilité et traitée au plus vite par les équipes techniques pour qu'elle puisse reprendre les rails au plus tôt !

Le saviez-vous ?

Plus récents, les tramways Citadis sont conçus avec des barres d'attelage, camouflées dans leur nez, pour faciliter leur poussage ou remorquage.

Ils disposent même d'un bouton pour activer la marche arrière...